Quel est donc ce cratère ?

17 novembre 2008

Vous deux, vous n’avez pas le droit de donner des indices…

A vous de jouer (à gagner : ma considération éternelle et une super recette) !

Une addiction gourmande, de quoi en avoir ras la praluline !

31 octobre 2008

Je m’étais cassée les dents en allant trop tôt guetter l’ouverture de la boutique de Pralus (et j’avais dû me rabattre, ô joie, sur Pain de Sucre située quelques mètres plus bas sur le trottoir d’en face). Des camarades gourmands et des amies très gourmandes (c’est-à-dire juste autant que moi) m’avaient fait saliver, et l’adorable Laurence de chez Chocolatitudes -rencontrée pour préparer cet article- me l’avaient soufflé : « Si tu aimes le praliné, goûte la barre infernale de chez Pralus« .

Et pour fêter le week-end, la fin d’une semaine plus que chargée, je m’y suis enfin rendue. Et j’ai amèrement regretté d’y être allé. Amèrement est le mot qui s’impose devant tant d’exquises douceurs démoniaques. Parce que maintenant, me voilà accro.

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Une histoire oedipienne – Pak choï et calamars sautés au saté

20 octobre 2008

Dans les bonnes résolutions de la rentrée, deux (seulement) concernaient l’alimentation familiale* : manger plus de légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots rouges) suite à l’interview d’un spécialiste des anti-oxydants qui acheva de me convaincre de leur immense intérêt méconnu (à méditer en ces temps de disette boursière) ; mais aussi mettre plus souvent du poisson à notre menu.

*les autres résolutions concernaient mon addiction à certaines chaussures de ce genre, ma propension à éparpiller des éléments culinaires partout, et d’autres choses encore moins racontables. Malheureusement, il m’est plus facile de cuisiner des lentilles que d’éviter les magasins de chaussures.

Prise depuis un an par des doutes et la mauvaise conscience liée au choix à l’étalage (et de participer au décimage d’une espèce) j’avais été paralysée par ce que je nomme « l’angoisse du supermarché« , à savoir que tenaillée entre la conscience écologique, les aspects financiers et la fraîcheur de l’étalage, j’avais trouvé l’équation trop difficile à résoudre et avait par trop deserté mon poissonnier préféré. L’angoisse du supermarché me paralyse régulièrement et peut concerner (selon les moments) les colorants, le sirop de glucose-fructose, les champignons des pays de l’Est, les acides gras trans, les suremballages qui me rendent hystéro, et parfois ces angoisses se déclarent toutes ensembles : je reviens donc des courses avec un paquet de pâtes complètes, des sardines à l’huile made in France, et une sacrée boule au ventre, en me demandant où pourrai-je mettre une poule dans notre appartement afin d’avoir des bons oeufs frais sans coût carbone.

Mais revenons à nos bancs (de poisson). Sardines et maquereaux (par ici les omégas 3, comme le dit FRG ici) ont donc fait leur fracassant retour dans nos assiettes (et dans le nez de nos voisins), suivis de harengs frais (absolument divins) et enfin de calamars.Vous remarquerez que le journaliste culinaire ne se nourrit donc pas que de macarons Hermé et de caviar (du moins, pas tous les jours).

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Un peu de poésie dans ma tisane

18 octobre 2008

Pour une fois, laissons la parole à nos chers lecteurs. Petit florilège des requêtes du mois dernier ayant abouti sur ce blog (sans réponse à ces questions existentielles hélas). Sans autre prétention que de rire un peu, par ces temps moroses. La prochaine fois, promis, je retourne à plus de cuisine.

- On la mange le 6 janvier.
Un camembert de Trivial Pursuit ?

- Points noirs dans la pâte feuilletée.
Jetez-la ou consultez un ophtalmo.

- Accompagnement de kouign amman.
Un peu de beurre ?

- Allergie au parfum Rive Gauche.
Déménagez.

- Betterave moisi cela se mange-t-il ?
En tous cas je ne viendrai pas dîner chez vous. Même si elle n’est pas moisie.

- Blog de belle fille
Le trait d’union fait tout.

-C’est quoi l’écart entre une mouche et une plume.
Si quelqu’un peut m’expliquer…

- Comment faire du concombre chaud aimé des enfants ?
Pourquoi leur infliger ça ? Faites des économies d’énergie.

- Faire l’amour c’est comme un bon vieux slow.
Je ne suis pas du tout d’accord…

Mon préféré ? « Art Poétique verveine ».

Quelques grammes de poésie dans un peu de tisane, voilà qui suffit à justifier 4 longues années à tenir un blog.

Qui peut résister à une mousse au chocolat ?

5 octobre 2008

On cherche souvent midi à quatorze heures, quand il y a des invités. Surtout pour le dessert. Trop chargé, il vous restera sur les bras ; trop léger, il risque de ne pas faire assez festif. Forcément, le chocolat est sur la liste de séduction : mais ras-le-bol des gâteaux, moelleux, fondants, coulants…

Ce n’est donc que cet été que j’ai réalisé que (presque) tout le monde adore la mousse au chocolat, mais que presque plus personne n’en fait. La faute peut-être à la poudre immonde qui permet d’en faire en collectivité (détectable au premier passage en papilles) ? La faute aux peurs liés aux jaunes d’oeufs crus ? Exit en effet le grand saladier des bistrots, qui sorti, rentré, sorti, rentré, sorti, rentré du frigo devient facilement nid à bactéries. J’ai été fort déçue en constatant que dans le tout nouveau tout chouette petit guide Lebey Où bien manger quoi à Paris , il n’y avait pas d’entrée pour la mousse au chocolat. J’ai bien cherché, entre les moules marinières et le navarin d’agneau, nada, nibe, degun. D’ailleurs, on n’y trouve pas non plus de baba au rhum, ni de crème caramel, desserts de bistrots et brasserie s’il en est : si Monsieur Lebey m’entend, qu’il sache que je suis volontaire pour tester les dits desserts pour une prochaine édition de son guide…

C’est en fait en préparant un article pour Elle en juin que j’ai cuisiné tout simplement une mousse au chocolat et au citron (voilà de quoi me concilier Clea et Estelle, puisque pour tout fan de chocolat il y a un fan de citron), me faisant réaliser que Virgile n’en avait jamais mangé. Pour cette mousse, le chocolat Alter Eco aux zestes de citron s’est révélé un adjoint essentiel et précieux !

Bien évidemment, il a adoré. Et j’ai du prendre cette photo très vite avant que le contenu du pot ne disparaisse.

Mousse au chocolat noir et au citron

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Baba pour un baba au rhum (le meilleur de Paris)

26 septembre 2008

J’ai cru longtemps que je n’aimais pas le baba au rhum. Jusqu’au jour où il fallut que j’en réalise un, puisque c’est le gâteau préféré d’une de mes belles-soeurs. Bien forcée de goûter à table devant 10 personnes le gâteau en question… et de découvrir qu’en fait vous l’aimez beaucoup. Que le baba maison n’a pas toujours à voir avec les babas parfois insipides que l’on trouve dans trop de boulangeries. Il doit être moelleux, et non pour autant détrempé (une adorable légende culinaire fait remonter son invention à ce bon vieux roi Stanislas, Stan pour les intimes, qui aurait trempoté un koughloff bien rassis dans du vin, bricolant de la sorte le premier baba, comme si avoir la paternité des madeleines ne lui suffisait pas, à ce glouton).

Bref ! Depuis un an, des babas, j’en ai goûté, fait pas mal -un moule à mini-koughlopf rose pâle de chez Monop’,soldé 1 misérable petit euro, s’est avéré un investissement de génie-,  mais pour le moment, mon top n°1 baba au rhum est celui de la pâtisserie Pain de Sucre.

Baba au rhum

Certes, il a l’air d’un techno-baba, avec sa poire en plastoc remplie de sirop rhumé vanillé à souhait. Mais l’injection à la dernière minute d’une petite dose revigorante de sirop lui évite de sombrer dans la brioche trempée (défaut trop fréquent du baba malmené).

Un baba sans trou est-il pour autant un baba ? Bonne question, puisque ce gâteau a été nommé Baobab, et non baba, par Didier Mathray et Nathalie Robert, ex-chefs pâtissiers de Pierre Gagnaire. Le baba, c’est comme l’éternel duel doughnut-beignet : qu’importe le trou pourvu qu’on ait la crème (ceux qui rigolent bêtement au fond de la classe sont priés de sortir, merci). Ici, une délicieuse mousseline (crème fouettée et crème pâtissière délicatement mêlées) se cache sous le dôme de baba. Ses petits grains noirs, sa délicatesse en sucre et son fondant m’ont achevé. Sous ces airs modernes se cache un baba ultra-classique, poussé à la perfection : le rhum rhumerote à fond, la vanille vanilline à toutes manettes, et la pâte briochée briochète dans le sucré.

Si vous passez la porte de cette boutique-écrin, profitez-en pour prendre aussi des guimauves : énormes cubes de « bonbons-mousse » comme les appelle Virgile, elles sont particulièrement moelleuses et douillettes. La fruit de la passion est terrible, quand à celle à la vanille et à l’huile d’olive, je ne vous en parle même pas. Mordre dedans m’a à la seconde fait penser à l’oreiller en guimauve de Willy Wonka : un authentique rêve de gourmand.

Boulangerie-Pâtisserie Pain de Sucre
14 rue Rambuteau, 75003 Paris
Tél : 01 45 74 68 92
Métro Rambuteau
Fermé le mardi et le mercredi.

Coucou, fait le coucou de Rennes (mijoté à l’abricot et au romarin)

17 septembre 2008

Mon volailler s’appelle Marcel* -yes, comme Proust, trop classe -voilà pour l’étalage de ma vie privée.
En passant devant lui samedi dernier, alors que mon magnifique caddy était déjà plein à ras bord (vous savez, le caddy offert en même temps que le sac de mes rêves, histoire de compenser), je tombai en pâmoison devant l’étiquette posée sur une bien jolie poulette : Coucou de Rennes, qu’elle disait.

Fichtre ! Si ma mémoire ne me joue pas de tour, j’ai lu il y a bien longtemps quelque chose dans un bon vieux Régal qui disait que ce poulet était un sacré bon poulet, dûment estampillé Slow Food.

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Une volette à mémoire – Visitandines à la rhubarbe pour belle-maman

3 septembre 2008

J’ai une belle-mère, et vous savez quoi ? Je l’aime. Vraiment. Ce qui n’est pas toujours le cas dans les relations belle-mère / belle-fille, m’a-t-on dit. Mais ma Bernadette, je l’aime beaucoup, ne serait-ce que parce qu’elle a élevé son fils sans en faire un macho. Pour en avoir fait un garçon qui sait coudre et changer une couche mieux que moi, tout en restant viril. Pour avoir réussi à travailler en ayant 4 enfants rapprochés -je me demande régulièrement comment elle a tenu le coup.

L’été dernier, il lui a fallu quitter sa grande maison de l’Aisne -région peu riante, je l’avoue, je reste assez éternuante à la vision des champs de colza et de betteraves-, et nous avons beaucoup, beaucoup trié d’objets et de souvenirs. Lorsqu’elle m’a demandé dans tous ses ustensiles de cuisine de choisir ce qui me ferait plaisir, j’ai répondu sans hésiter « les volettes à pâtisserie« . Je n’ai bizarrement jamais osé m’en acheter, trouvant l’objet encombrant, et assez moche. Mais les grilles de Bernadette, elles étaient tellement jolies, et elles ont laissé refroidir tant de bonnes tartes faites pour ses enfants et petits-enfants, que je me suis dit qu’elles me donneraient peut-être le virus de la pâtisserie et le talent de faire passer de l’amour dans les petits plats. Bien évidemment, elle les tenait de sa propre mère : mieux que des bijoux de famille,
deux jolies grilles, une petite volette à cercles concentriques, et une à mailles carrées -que vous verrez forcément un jour en photo.

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De la verveine et des mythes botaniques mis à mal -recette aphrodisiaque pour été chaud

14 août 2008

Il est une plante devant laquelle je ne sais absolument pas résister. En sa présence dans un jardin, je n’ai de repos que lorsque j’ai pu en couper deux ou trois tiges. Rassurez-vous, je demande quand même aux propriétaires du jardin, qui sont régulièrement étonnés devant ma propension à m’extasier devant un simple plant de verveine. Son parfum à la fois citronné, herbacé, frais et vivace m’enchante -je sais, je sais, je suis une monomaniaque de l’hespéridé.

Ce qui me ravit d’autant plus avec la verveine, c’est que c’est une plante pleine d’esprits, ou plutôt d’histoires. De mes cours de khâgne j’avais retenu une chose -c’est peu pour tant d’heures de souffrances- c’est que les Romains l’avaient dédié à Vénus… Pas étonnant de la retrouver dans la composition des philtres d’amour. Soit-disant aphrodisiaque, elle est devenue depuis la reine des soirées d’hiver au coin du feu, tricotages et papotages.

Alors quant on qualifie la tisane de verveine de pisse-mémé (excellentissime surnom découvert il y a peu), on devrait plutôt dire baise-mémé, non ?

Hélas, pour les botanistes qui sommeillent en tout cuisinier, la verveine que j’aime tant sniffer et cuisiner (notamment en sorbet, 300 g de sucre, oupppps) n’est pas la vraie verveine, paraît-il… La verveine odorante n’est pas la verbena officinalis parée de vertus magiques. Tant pis pour le mythe?

Bref, plutôt que de nous intéresser à la sexualité des personnes d’un certain âge et à la vie merveilleuse des espèces végétales, restons factuels et allons donc, nus sous le tablier -il fait parfois chaud en vacances- allégrement cuisiner un dessert de flemmasse, nécessitant 10 min de travail.

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La salade du concombre (dé)masqué

4 août 2008

J’aime le concombre, masqué ou non. Enfant, j’étais la seule de ma famille à m’en délecter, et je revois encore ma mère s’étonnant de me voir régaler de mon petit Nora personnel, que je m’amusais déjà à déguiser en crocodile. Vraie gourmandise pour moi, le goût frais, naturellement salé du concombre me le fait toujours associer à la pastèque, qui en est la cousine sucrée. Ca tombe bien, les deux mariés ensemble font une salade du tonnerre -à condition de la saler à la dernière minute, histoire de ne pas se retrouver avec une soupe.

J’aime tellement croquer les concombres que je les cuisine peu, et que j’ai bizarrement transmis ce goût à Virgile, qui croque le concombre chez le marchand de légumes si je n’y prends garde, le coquin.

Je déteste par-dessus tout la salade de concombre avec du persil et du vinaigre de vin rouge, qui le rend total mouligasse et sans intérêt. Le pire étant de peler le concombre…
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