De la verveine et des mythes botaniques mis à mal -recette aphrodisiaque pour été chaud

14 août 2008

Il est une plante devant laquelle je ne sais absolument pas résister. En sa présence dans un jardin, je n’ai de repos que lorsque j’ai pu en couper deux ou trois tiges. Rassurez-vous, je demande quand même aux propriétaires du jardin, qui sont régulièrement étonnés devant ma propension à m’extasier devant un simple plant de verveine. Son parfum à la fois citronné, herbacé, frais et vivace m’enchante -je sais, je sais, je suis une monomaniaque de l’hespéridé.

Ce qui me ravit d’autant plus avec la verveine, c’est que c’est une plante pleine d’esprits, ou plutôt d’histoires. De mes cours de khâgne j’avais retenu une chose -c’est peu pour tant d’heures de souffrances- c’est que les Romains l’avaient dédié à Vénus… Pas étonnant de la retrouver dans la composition des philtres d’amour. Soit-disant aphrodisiaque, elle est devenue depuis la reine des soirées d’hiver au coin du feu, tricotages et papotages.

Alors quant on qualifie la tisane de verveine de pisse-mémé (excellentissime surnom découvert il y a peu), on devrait plutôt dire baise-mémé, non ?

Hélas, pour les botanistes qui sommeillent en tout cuisinier, la verveine que j’aime tant sniffer et cuisiner (notamment en sorbet, 300 g de sucre, oupppps) n’est pas la vraie verveine, paraît-il… La verveine odorante n’est pas la verbena officinalis parée de vertus magiques. Tant pis pour le mythe?

Bref, plutôt que de nous intéresser à la sexualité des personnes d’un certain âge et à la vie merveilleuse des espèces végétales, restons factuels et allons donc, nus sous le tablier -il fait parfois chaud en vacances- allégrement cuisiner un dessert de flemmasse, nécessitant 10 min de travail.

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La salade du concombre (dé)masqué

4 août 2008

J’aime le concombre, masqué ou non. Enfant, j’étais la seule de ma famille à m’en délecter, et je revois encore ma mère s’étonnant de me voir régaler de mon petit Nora personnel, que je m’amusais déjà à déguiser en crocodile. Vraie gourmandise pour moi, le goût frais, naturellement salé du concombre me le fait toujours associer à la pastèque, qui en est la cousine sucrée. Ca tombe bien, les deux mariés ensemble font une salade du tonnerre -à condition de la saler à la dernière minute, histoire de ne pas se retrouver avec une soupe.

J’aime tellement croquer les concombres que je les cuisine peu, et que j’ai bizarrement transmis ce goût à Virgile, qui croque le concombre chez le marchand de légumes si je n’y prends garde, le coquin.

Je déteste par-dessus tout la salade de concombre avec du persil et du vinaigre de vin rouge, qui le rend total mouligasse et sans intérêt. Le pire étant de peler le concombre…
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Un sorbet à la mangue 100% flemme

28 juillet 2008

Fait trop chaud pour écrire. Mon micro me chauffe les genoux (je déteste écrire à une table, mon canapé a tendance à être mon bureau, c’est facile de comprendre pourquoi je m’étiole dans un open space). Pas envie d’allumer le four -il faut dire que depuis peu le grill est pris d’envie suicidaire et se jette dans les plats, ce qui n’est pas toujours pratique (je hais les fours combinés).

Même pas envie d’écrire bien une recette pourtant délicieuse. Mon sens civique me rattrape : si tu as des envies de cuisine-pour-poil-dans-la-main, tu ne dois pas être la seule sur terre, fillette (malgré mon dépassement d’âge récent, je me surnomme parfois de la sorte, ça me met de bonne humeur). Pense à tes congénères et rafraîchis-les ! Histoire de faire taire mon Jiminy Cricket personnel, j’obtempère…

Donc, vous allez de suite vous lever de votre canapé (posez votre ordi avant) pour réaliser un sorbet à la mangue onctueux à souhait et sans effet ou presque sur le maillot. Aussi bon et simple que le sorbet citron-ribot.

Sorbet mangue et lait ribot

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Comment choisir une sorbetière… réponses à une question de saison

23 juillet 2008

C’est le commentaire d’un lecteur me demandant conseil pour choisir une sorbetière qui m’a mis la puce à l’oreille et l’envie d’en faire un billet. Et puis une autre demande, et encore une autre… Alors autant que cela serve : visiblement, après la machine à pain, puis la yaourtière, il semble que la sorbetière va être le prochain ustensile ménager bénéficiant de la vague du fait-maison.

Pas besoin d’aller chercher très loin pour comprendre : il vous suffit de retourner tout simplement l’emballage de votre glace préférée et de lire la liste de la composition, la plupart du temps longue comme un bras. Faire de la glace, c’est très simple ; mais la conserver dans le temps, la stabiliser, est un art bien compliqué et nécessitant le recours à tout un tas d’émulsifiants et autres substances pas vraiment indispensables à mon goût. En la faisant soi-même, on a une glace fraîche incomparable, et surtout l’on peut inventer tous les parfums de son choix. Enfin, petit conseil pour choisir vos glaces dans le commerce : méfiez-vous du foisonnement. On vous vend de l’air au prix de la glace, autrement dit : regardez également la contenance en ml de votre emballage, vous comprendrez mieux. Soupesez donc votre barquette, et choisissez de préférence la plus lourde !

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Totoro et les aubergines teriyaki

14 juillet 2008

Qu’est-ce qui m’arrive ? Juste le nom de la recette, pas un roman tout autour ?

Je ne suis pas malade, juste un peu charrette comme on dit (paraît-il uniquement chez les architectes), sur mes sujets à rendre (les joies de la pigiste). Heureusement, les sujets sont plutôt estivaux, et à l’heure du dîner, je suis accueillie d’un “C’est pour qui ça ?” qui parfois, heureusement, n’a pas de réponse ! Il faut dire que nous avons mangé par exemple pas mal de gazpachos ces derniers temps.

Alors quand ce n’est pas pour le boulot, comme d’habitude, c’est soit méditerranéen, soit japonais, exemple type avec la belle aubergine charnue que j’en ai eu marre de voir accompagnée des couleurs du drapeau italien.

J’ai toujours pensé que la forme de Totoro était inspirée de celle des aubergines, ne trouvez-vous pas ?

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En juillet, cours de cuisine à la Cuisine Fraîch’Attitude

29 juin 2008

Il y a quelques mois, un (désormais ex) collègue de travail faisait la remarque via son blog qu’il était de tradition, dans le web 2.0, de “s’auto-distribuer” c’est-à-dire de signaler ses propres actualités, la sortie d’articles, de vidéos ou autre le concernant.

J’ai toujours eu un peu de mal avec cela, considérant que finalement, on lisait surtout le résultat, et que finalement ceux qui s’intéressaient à la personne n’étaient pas les plus nombreux, ce qui est bien normal après tout, l’identité réelle, l’identité virtuelle et l’identité numérique étant trois choses bien distinctes pour moi.

Bref, toujours eu du mal à m’auto-congratuler, à porter immédiatement à la connaissance des uns et des autres sur ce blog ce que j’étais en train de faire, la Estérelle Payany qui écrit parfois à gauche à droite étant bien distincte de la Ester de Esterkitchen qui mélange un peu sa vie et ses recettes.

Quoi qu’il en soit, je passe un peu par-dessus tout ça pour vous signaler que j’animerai en juillet 4 cours à la Cuisine fraîch’attitude :
- le 2 juillet, “Cap au Sud”, avec des recettes espagnoles, italiennes et libanaises ;
- le 4 juillet, “Desserts de Légumes” (une de mes obsessions de ces derniers mois, comme l’atteste cet article) ;
- le 11 juillet, “A tartiner”,
- le 18 juillet, un “Pique-Nique Chic

Les inscriptions se font uniquement via le site. Si vous avez envie d’être des nôtres avant de partir en vacances, n’hésitez pas !

Le battement d’ailes d’un papillon-cheesecake. Un gâteau d’anniversaire pour les petites filles.

24 juin 2008

En même temps que le gâteau-avion tout noir, sur la table, il y avait un papillon tout blanc.

En effet, j’avais acheté il y a quelques semaines un improbable moule en silicone en forme de papillon, tout rose, qui avait beaucoup amusé Virgile. Vu les controverses sur le silicone et n’étant pas sûre à 100% de la fiabilité de celui acheté, je m’étais dit qu’il serait parfait pour mouler des glaces ou des parfaits.

Finalement, je l’ai inauguré avec une sorte de bavarois au goût de cheesecake, un cheesecake sans cuisson si vous avez tout bien suivi. Lire le reste de cet article »

Comme un avion sans aile… au chocolat. Un gâteau d’anniversaire pour un petit garçon.

22 juin 2008

La fête de la musique, pendant longtemps, ça n’était pas trop mon kiff. J’ai musicalement ce qu’il convient d’appeler une totale absence de goût. Je ne retiens aucun nom, j’ai fait du piano pendant 8 ans en détestant cela (il a fallu que Bricol’Boy me fasse écouter Keith Jarrett pour que je comprenne enfin mon erreur), et je siffle comme une bouilloire. Une catastrophe que j’essaie pathétiquement de dissimuler en faisant Mmmhoui, ah bon ? en penchant la tête d’un air pénétré dès qu’on me parle musique (le bruit que normalement fait d’habitude votre analyste quand il vous fait croire qu’il vous écoute, vous voyez ?).

Pourtant, depuis 3 ans, la fête de la musique a pris un tout autre sens pour moi. Parce qu’un petit bonhomme décida, en entendant toute cette musique, de descendre sur terre, et d‘arriver le 22 juin à l’aube. La plus chouette fête de la musique que j’ai passé, c’était dans une maternité (qui a dit “ça doit être les effets de la péridurale ?”).

Depuis, c’est fête tous les jours chez nous : boum badaboum, maracas, chansons, tam-tam, xylophone… Ca groove non stop dans la marmite !

Cette année, les 3 ans de Virgile ont été fêtés un peu en avance, avec une partie de la famille le 21 juin. Bien que refusant strictement d’en manger, il a émis le souhait, il y a plusieurs semaines de cela, d’un gâteau-avion. Ses yeux brillaient à cette évocation. Mes recherches n’apportèrent que peu de résultats, alors après inventions et cogitations, voilà ce qu’avec son père nous lui concoctâmes…

Bon anniversaire Virgile : you rock my life !

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La glace au lait d’amandes de Juliette Baudic - vive les femmes et les anti-manuels de cuisine

13 juin 2008

Certains aiment à penser que la cuisine est une science exacte, qui se compose de gestes justes, de recettes exactissimes au gramme près, et de vérités éternelles.

Si de l’exactitude et de la rigueur sont souvent nécessaires -surtout en pâtisserie-, qui n’a pas été régulièrement surpris par le plaisir d’une panisse croquée au coin de la rue, dont la pâte avait été préparée à l’oeil ? Qui n’a pas par hasard amélioré une recette ordinaire… et jamais réussi à retrouver ce goût inédit, né de la fortune ?

Vous me direz que peut-être là gît la différence entre cuisine et gastronomie.

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L’ultime sorbet au citron

31 mai 2008

Comme beaucoup j’adore le lait ribot. Entre lui et moi, ça a d’abord été un accident (non, ce lait n’avait pas tourné…), transformé en gâteau pas light, et puis ensuite décliné à tire-l’arigot, jusqu’à en devenir un article ici. Et puis, il y a même en ce moment un jeu autour de ce merveilleux buttermilk-babeurre-lait fermenté-lebné-lait ribot (tout ceci étant cousins germains, je vous passe le doux nom des bactéries incriminées), mais je vous rassure, je n’ai pas osé y participer, de peur de me faire accuser de vouloir gagner des points dans le classement Wikio -c’est bien connu, on ne fait des liens et des jeux que pour devenir une star, pas du tout dans l’esprit du web, c’est sûr.

Trêve de débats oiseux, suite à moultes réclamations, et après avoir fait circuler la recette par mail, je me suis souvenue qu’un blog servait avant tout à donner une recette à vos invités sans qu’ils aient besoin de la réclamer moultes fois.

Sorbet citron au lait ribot

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